Pour la deuxième fois, le budget de la mairie de Bambey a été bloqué. Le maire, Gana Mbaye, indexe une guerre des partisans de Aïda Mbodj, dont il fait l’objet depuis son ralliement à l’Alliance pour la République. Ce que rejettent ces derniers, qui parlent de non-respect du Code des collectivités territoriales.

Gana Mbaye est convaincu que c’est pour lui jeter des bâtons dans les roues, que la majorité des conseillers municipaux favorables à l’ex-mairesse de la commune de Bambey, a bloqué le budget pour l’exercice 2019. Son ralliement au président de la République, Macky Sall, passe mal. « C’est une position politique qui a fait que ce budget a été rejeté », fustige Gana Mbaye.

Depuis qu’il a transhumé, ralliant l’Apr qui ne l’a pas porté à la tête de la mairie de Bambey, Gana Mbaye est la risée des conseillers municipaux, partisans de l’ex-mairesse, Aïda Mbodj, qui ne lui pardonnent rien. « J’ai été maire pendant trois ans, en étant avec eux qui avaient tous voté ce budget à l’unanimité. Ce qui a changé entre-temps, c’est quand j’ai quitté la présidente Aïda Mbodj pour travailler avec le président de la République, il y a un an et 5 mois. Depuis, à chaque fois qu’on présente quelque chose au niveau du conseil, c’est bloqué », explique Gana Mbaye.

Des accusations que le président de la Commission des finances et du patrimoine de la commune de Bambey, Racine Bâ, balaie d’un revers de la main. Selon ce proche de l’ex-maire Aïda Mbodj, ils ont rejeté le budget parce que le maire Gana Mbaye n’a pas respecté les dispositions du Code des collectivités territoriales, en son article 253. « Si nous interrogeons le Code général des collectivités territoriales au niveau des règles budgétaires, il est dit, à l’article 253, qu’avant l’examen du projet de budget, au moins 30 jours avant, il doit y avoir une réunion abritant les débats d’orientation budgétaire à laquelle prendront part toutes les couches de la population », explique Racine Bä.

Pour lui, c’est une erreur monumentale de la part de Gana Mbaye que de présenter un budget sans organiser un débat d’orientation budgétaire. Selon lui, le représentant de l’Etat, en l’occurrence le préfet, devrait l’interpeller par rapport au non-respect des dispositions du Code des collectivités territoriales.

L’Observateur

 

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