Bien plus qu’un simple cri de cœur, c’est une alerte que Aminata Tall, l’ancienne mairesse de Diourbel et présidente du Conseil économique social et environnemental, a lancée, hier, à la commune de Diourbel, qui fêtait son centenaire. Aminata Tall, qui a dénoncé l’oubli dont sa ville a fait l’objet depuis 1968, a exhorté les siens à s’unir pour propulser le développement de la capitale du Baol.

Hier dimanche, la cérémonie officielle marquant la fin des festivités pour le centenaire de la commune de Diourbel, a servi de prétexte à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Tall, pour inciter les fils et filles de cette ville à prendre en main le destin de Diourbel qui, selon elle, a beaucoup trop souffert de sa mise en rade par les différents régimes depuis les indépendances. «Dans son évolution, l’histoire de la commune de Diourbel, qui connait douze administrateurs, six présidents de Conseil municipal, huit maires, et quatre délégations spéciales, bien que riche en événements, reste limitée par rapport à des réalisations dignes de ce nom», fait-elle remarquer. «De 1968, pour ne prendre que ce repère, à nos jours, tous les régimes qui se sont succédé ont ignoré littéralement le département de Diourbel ; département qui reste le parent pauvre des programmes d’exception de développement, pour des combats politiques partisans», dit-elle.
Parlant de son expérience de premier magistrat de la ville de Diourbel, Aminata Tall estime que les maigres recettes de la commune font difficilement face à une croissance démographique fulgurante de Touba, dont les besoins sécuritaires urgents et itératifs ont étouffé totalement le décollage économique de Diourbel. «En soufflant sur cent bougies déjà, nous n’éteindrons jamais la flamme qui nous anime et qui pousse chacun de nous à s’investir davantage pour un espace convivial au sein d’un ‘’Diourbel émergent’’, un ‘’Jaar Yeemu’’ d’hier et de demain meilleur que celui d’aujourd’hui», conclut-elle.

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