L’assainissement, le social, le secteur rural et la gouvernance publique ainsi que les infrastructures sont les principaux domaines vers lesquels le Sénégal a orienté les financements accordés par la Banque Africaine de Développement (BAD). Des projets multinationaux comme le pont trans-gambien font aussi partie des programmes soutenus par l’institution financière.
Entre le Sénégal et la Banque Africaine de Développement (BAD), c’est une histoire vieille de 46 ans. Depuis 1972, l’Institution financière internationale a approuvé un total de 107 opérations en faveur du Sénégal pour un montant cumulé de plus de 2,16 milliards d’Unités de Comptes (UC) soit environ 1.710 milliards de francs Cfa. Hier, lors de la revue combinée du document stratégies pays, le ministre du Budget, Birima Mangara a informé que depuis janvier 2018, le Sénégal a changé de statut en passant d’un pays accédant uniquement aux ressources concessionnelles au pays mixte. «Le Sénégal est devenu un pays pouvant accéder à la fois à une partie des ressources concessionnelles et de façon permanente à celles non concessionnelles du groupe de la Banque Africaine de Développement», a souligné Birima Mangara. Selon le ministre du Budget, le DSP 2016-2020 du Sénégal a surtout bénéficié à mi-parcours des ressources du guichet BAD, même si une mobilisation accrue de ressources s’est opérée avec le nouveau statut du Sénégal, c’est-à-dire un pays mixte. Cette année (2018), un record d’unités représentant 377 milliards de francs Cfa, est en cours de mobilisation. Un montant s’élevant à 795 millions d’unités de compte, autrement dit 628 milliards de francs Cfa sont mobilisés à mi-parcours. Au 30 juin 2019, indique le ministre du Budget, le portefeuille actuel comporte 28 opérations pour un volume total net de 640 milliards de francs Cfa. «Ce montant est réparti entre le secteur privé et le public. Le premier a eu la somme de 537 milliards et le deuxième 102 milliards», explique M. Mangara
 
TER, le Pont Trans-gambien…
Pour le ministre du Budget, le portefeuille du secteur public comprend des projets nationaux et régionaux avec au total 18 opérations pour un volume total d’engagement de 478 milliards de francs Cfa. Et c’est le secteur des infrastructures qui occupe une part importante des financements alloués au Sénégal. C’est le cas de Train Express Régional (TER). Les autres secteurs du portefeuille portent sur l’eau, l’assainissement avec 32% des financements, le secteur rural avec 11%, le social et la gouvernance publique. Les projets régionaux ont quant à eux, concerné quatre grands projets pour un montant de 59 milliards de francs Cfa. Ils sont orientés vers des secteurs comme les infrastructures avec le pont trans-gambien. «En dehors de ce pont qui va être inauguré en décembre prochain par les deux Présidents, nous pouvons signaler des programmes qui concernent la Gambie, la Guinée Bissau, la Mauritanie, la République de Guinée et le Mali», explique-t-il.
Tous ces financements font dire à la Directrice Régionale que la coopération entre le Sénégal et la BAD se porte bien. Selon Marie Laure Akin-Olugbade, les relations se sont intensifiées ces dernières années avec la concrétisation des grands projets d’investissements.

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